
Bon, on va se dire les choses franchement… les écrans et les enfants, aujourd’hui, c’est inséparable. Un dessin animé pendant que tu prépares le repas, une petite vidéo sur le téléphone pendant que tu réponds à deux messages importants… ça sauve la vie de parent, on est d’accord. Mais au fond, la vraie question reste : est-ce que le temps d’écran change vraiment le cerveau de l’enfant ? Est-ce que les écrans ont un impact sur son développement, son attention, son comportement ?
Tata Bibi a fouillé les dernières études scientifiques 2024-2025 sur l’impact des écrans sur le cerveau des enfants, et voilà le vrai topo, sans dramatiser.
Ce qu’on sait vraiment
Cerveau en mode “curieux”
Oui, trop d’écran peut influencer le développement du cerveau de l’enfant, surtout les zones liées au langage, à l’attention, à la réflexion et à la concentration. Mais pas de panique : ce n’est ni automatique, ni irréversible. Ce qui compte vraiment, c’est combien de temps l’enfant passe devant les écrans, quel type de contenu il regarde, et surtout s’il est seul ou accompagné dans son usage des écrans.
Sources :
- ABCD Study — grande cohorte internationale sur le développement cognitif, émotionnel et cérébral des enfants. NIDA+2PubMed+2
- Santé publique France — rapport “Temps d’écran des enfants de 3 à 11 ans” (2025), qui décrit l’exposition massive aux écrans chez les jeunes enfants. Santé Publique France+1
Écrans, émotions et comportement de l’enfant
On ne va pas se mentir : quand un enfant passe trop de temps devant les écrans, ça se voit souvent dans son comportement. Certains deviennent plus irritables, plus agités, ont du mal à se concentrer, et dorment parfois moins bien. Le stress chez l’enfant peut aussi augmenter.
Et le piège, c’est que plus un enfant est stressé ou fatigué… plus il a envie de se réfugier dans les écrans. Et hop, le cercle vicieux du temps d’écran s’installe tranquillement.
Sources :
- BMC Public Health (2024) : effets du temps d’écran sur le comportement des enfants. PubMed+1
- Excessive Screen Time is Associated with Mental Health Problems and ADHD in US Children and Adolescents: Physical Activity and Sleep as Parallel Mediators (arXiv 2025): rôle du sommeil et de l’activité physique comme médiateurs. arXiv

Tous les écrans ne se valent pas : l’importance des contenus éducatifs
Un écran, c’est un écran… enfin, pas tout à fait. Regarder une vidéo éducative avec papa ou maman, discuter de ce qu’on voit, rire ensemble, poser des questions, ce n’est pas du tout la même chose que de laisser défiler des vidéos en boucle tout seul.
C’est ce qu’on appelle la co-vision parent-enfant. Et clairement, pour le développement cognitif de l’enfant, ça change absolument tout. Ce n’est pas l’écran le problème, c’est comment on l’utilise.
Sources :
- BMC Public Health (effets de l’exposition aux écrans sur la santé et le comportement). PubMed+1
- Données du rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) : importance de l’accompagnement parental dans l’usage des écrans. Hôpital Charles Foix+1

Écrans avant 6 ans : pourquoi la modération est essentielle
Avant 6 ans, le cerveau d’un enfant, il adore surtout bouger, toucher, parler, jouer, tester, explorer. Les écrans peuvent être tentants, mais ils ne remplacent ni le jeu, ni les interactions, ni la vraie vie.
C’est pour ça que les spécialistes recommandent de limiter fortement les écrans avant 6 ans. Pas besoin d’être parfait, juste doser intelligemment.
Sources :
- Étude — “Le temps d’écran et les enfants d’âge préscolaire” (2023) : effets potentiels de l’usage d’écran sur le sommeil et le comportement des très jeunes enfants. PMC+1
- Rapport HCSP : recommandations officielles insistant sur la modération et l’accompagnement. Hôpital Charles Foix+1

Gérer les écrans au quotidien sans tension
- Privilégier des contenus adaptés et éducatifs
- Regarder avec son enfant et échanger sur ce qu’il voit
- Instaurer des moments sans écran : repas, lecture, jeux, balades
- Respecter le rythme propre à chaque enfant
- Protéger le sommeil, en évitant les écrans avant le coucher
Ce qu’il faut surtout retenir
Les écrans et les enfants, ce n’est pas blanc ou noir. Les écrans ne sont ni des monstres, ni des baby-sitters parfaits. Leur impact sur le cerveau, les émotions et le comportement de l’enfant dépend surtout de l’équilibre :
combien de temps, quoi comme contenu, et avec qui.
Un enfant qui joue, parle, bouge, rigole, explore et échange tous les jours développe toujours un cerveau plus solide et plus équilibré qu’un enfant laissé seul face à un écran. Et ça, aucun algorithme ne pourra jamais le remplacer.

