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Enfants disparus en France : 112 par jour, le chiffre qui glace le sang et ce que ça veut vraiment dire

112. C’est le nombre d’enfants disparus en France chaque jour. Pas par an. Pas par mois. Chaque jour. Tu lis ce chiffre et ton ventre se serre, surtout si tu es enceinte ou si tu viens d’avoir ton bébé. Tu te dis « comment c’est possible ? », « est-ce que mon enfant est en danger ? », « qu’est-ce que je ferais, moi, si ça m’arrivait ? ».

Respire. On va décortiquer ce chiffre ensemble, sans le minimiser mais sans te terroriser non plus. Parce que derrière ces 112 enfants par jour, il y a une réalité plus nuancée que ce que les titres chocs laissent croire — et surtout, il y a des choses concrètes à savoir qui peuvent, un jour, tout changer.

Enfants disparus en France : d’où vient le chiffre de 112 par jour ?

Le 26 mai 2026, à l’occasion de la Journée internationale des enfants disparus, le ministère de l’Intérieur et le Haut-Commissariat à l’Enfance ont publié leur bilan. Le constat est sans appel : 40 953 disparitions de mineurs ont été signalées en 2025, soit près de 112 enfants par jour.

C’est une hausse de 6,4 % en un an, qui vient casser net la tendance à la baisse observée depuis 2021. Autrement dit : après plusieurs années d’amélioration, la courbe repart dans le mauvais sens. Et ça, c’est le vrai signal d’alarme.

Comme l’a déclaré Sarah El Haïry, Haute-Commissaire à l’Enfance, ce chiffre devrait nous empêcher de détourner le regard, parce que derrière chaque statistique il y a une famille plongée dans l’angoisse.

Pourquoi le nombre d’enfants disparus en France est-il en augmentation ?

La progression observée concerne principalement les fugues et les disparitions inquiétantes. Les professionnels de l’enfance alertent également sur l’impact croissant des réseaux sociaux, des mauvaises rencontres et de certaines situations de vulnérabilité familiale.

La réalité des enfants disparus en France : 95 % des cas sont des fugues

Voilà l’information qu’il faut absolument avoir en tête avant de paniquer : la grande majorité de ces disparitions sont des fugues, et l’écrasante majorité de ces enfants sont retrouvés.

Concrètement, sur les 40 953 signalements de 2025 :

  • 38 706 sont des fugues (95 % du total), en hausse de 6,2 %
  • 1 629 sont des disparitions dites « inquiétantes », en forte hausse de 18,6 %
  • 618 sont des enlèvements parentaux, en baisse de 7,1 %

Ce n’est donc pas une vague d’enlèvements par des inconnus, comme l’imaginaire collectif le redoute. Mais — et c’est là que ça reste grave — une fugue n’est jamais anodine. Comme le rappelle l’association 116 000 Enfants Disparus, une fugue n’est jamais un simple « caprice d’adolescent ». Elle révèle souvent une souffrance profonde, une mise en danger, ou l’influence d’un tiers.

La partie la plus inquiétante : des enfants de plus en plus jeunes

Si un chiffre doit vraiment t’alerter, c’est celui-ci. Les disparitions inquiétantes — celles où la sécurité de l’enfant semble réellement menacée — concernent désormais, pour la première fois, majoritairement des mineurs de moins de 15 ans.

Et les fugues elles-mêmes rajeunissent : près de 38 % concernent des enfants de moins de 15 ans, une proportion qui grimpe régulièrement depuis 2020. Près d’un départ en fugue sur trois est lié à l’influence d’un tiers — une mauvaise rencontre, réelle ou virtuelle.

Le point qui fait le plus mal à lire, et qu’on doit pourtant nommer : chez les jeunes filles, l’exploitation sexuelle est présumée ou avérée dans près d’un dossier sur trois. C’est insoutenable, et c’est précisément pour ça que ces situations exigent une réaction immédiate.

Disparition d’enfant : que faire ? Le réflexe qui sauve

Si tu ne retiens qu’une seule chose de cet article, que ce soit celle-ci, parce qu’elle peut littéralement sauver une vie.

Il ne faut JAMAIS attendre 24 ou 48 heures pour signaler la disparition d’un enfant.

C’est une idée reçue tenace, partagée par énormément de parents et même de professionnels. Beaucoup pensent qu’il existe un « délai légal » à respecter avant de pouvoir alerter la police. C’est totalement faux. Le signalement doit être fait sans aucun délai, immédiatement, auprès de la police ou de la gendarmerie.

Pourquoi c’est si crucial ? Parce que les premières heures sont déterminantes pour retrouver un enfant. Chaque heure perdue à hésiter réduit les chances de le ramener à la maison sain et sauf.

Le numéro 116 000 : à connaître par cœur

Il existe en France un numéro d’urgence gratuit, disponible dans toute l’Europe, dédié aux enfants disparus : le 116 000.

Géré par l’association 116 000 Enfants Disparus (Droit d’Enfance), il accompagne les familles dans tous les cas de figure : fugue, enlèvement parental, disparition inquiétante. En 2025, les appels à ce numéro ont bondi de 18,2 %. C’est un réflexe à avoir, comme on connaît le 15 ou le 18. Note-le quelque part, mets-le dans ton téléphone : 116 000.

Pourquoi parler des enfants disparus en France aux futurs parents ?

Parce que la protection de ton enfant ne commence pas à ses 12 ans, le jour d’une éventuelle fugue. Elle commence par les liens que tu tisses, l’écoute, la confiance, le fait de repérer tôt les « signaux faibles » d’un mal-être. Et elle commence aussi par savoir, dès maintenant, quoi faire et qui appeler le jour où ça dérape.

Tu n’as pas besoin de vivre dans la peur. Le monde n’est pas un endroit où 112 inconnus arrachent des enfants chaque matin. Mais tu mérites d’avoir les bonnes informations plutôt que les versions déformées qui circulent. Connaître la réalité, c’est ne pas paniquer pour les mauvaises raisons — et réagir vite pour les bonnes.

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