
Avec un enfant à la maison, on a parfois l’impression d’être une radio branchée en continu.
Tu expliques. Tu répètes. Tu négocies. Et puis… tu répètes encore.
Et là, tu te demandes, un peu lasse :
“Mais… est-ce qu’il m’écoute vraiment ?”
C’est là que l’écoute active avec son enfant devient précieuse. Elle ne demande pas la perfection, juste de vouloir comprendre ce que ressent son enfant et lui montrer qu’il est entendu.
On ne cherche pas à être parfaite.
On veut juste que notre enfant nous entende… sans crier, sans finir épuisée, et sans cette petite boule de frustration dans la gorge.
Si tu as déjà ressenti ça, sache que tu n’es pas seule. Beaucoup de parents passent par là et cherchent des solutions simples et efficaces.
L’écoute active, c’est quoi ?


L’écoute active ne consiste pas seulement à entendre des mots.
C’est écouter pour comprendre, pas juste pour répondre.
Quand ton enfant dit :
“Je ne veux pas aller à l’école.”
Au lieu de répondre machinalement :
“Allez, arrête de faire l’enfant, tu dois y aller.”
Tu peux essayer :
“Tu n’as pas envie d’y aller… tu veux me raconter pourquoi ?”
L’effet est immédiat : le dialogue change et ton enfant se sent compris.
Pour des conseils simples sur l’écoute active avec son enfant, tu peux consulter ce guide pratique : CDC – Écoute active
Pourquoi l’écoute active fonctionne

Un enfant qui se sent compris, c’est un enfant qui se sent important.
Et un enfant qui se sent important… a beaucoup plus envie de t’écouter en retour.
Les bénéfices de l’écoute active :
- Éviter les crises inutiles
- Créer un climat de confiance
- Mettre des mots sur ses émotions
- Renforcer le lien entre vous
Et surtout… ça fait disparaître une bonne partie du stress quotidien.
Ces techniques sont simples mais puissantes, basées sur l’expérience réelle de parents et d’experts en communication parent-enfant.
Pour en savoir plus sur les effets de l’écoute active, voici un article utile : Mother.ly – Écoute active et parentalité
Comment pratiquer l’écoute active sans se compliquer la vie


On ne va pas se mentir : avec le boulot, la maison et les lessives qui s’empilent, on n’a pas toujours 30 minutes pour décortiquer chaque émotion.
Alors voici la version simple, applicable tout de suite :
1. Mets-toi à sa hauteur
Accroupis-toi, regarde-le dans les yeux. Rien que ça change déjà la façon dont il t’écoute.
2. Reformule ce qu’il dit
“Tu es en colère parce que ta sœur a pris ton jouet ?”
Il comprend que tu l’as vraiment entendu.
3. Accueille l’émotion (sans valider le mauvais comportement)
“Je vois que tu es très fâché. C’est normal de se fâcher. Mais on ne tape pas.”
Tu valides le ressenti, pas la violence.
4. Laisse des silences
Parfois, il a juste besoin d’un petit espace pour continuer à parler. Pas besoin de remplir chaque instant.
Et quand on est épuisée ?


On connaît toutes ces jours où la patience s’envole…
Ce n’est pas grave. L’écoute active ne demande pas la perfection.
Si tu as crié, tu peux revenir plus tard et dire :
“Maman était fatiguée tout à l’heure. Je suis désolée d’avoir crié. On peut en reparler ?”
Tu viens de lui apprendre quelque chose d’important : qu’on peut se tromper et s’excuser.
Le petit secret


Ton enfant n’a pas besoin que tu parles beaucoup.
Il a besoin que tu l’entendes vraiment.
Quand il se sent compris, il se ferme moins, coopère plus, et apprend que sa voix compte.
Alors aujourd’hui, au lieu de répéter pour la dixième fois :
“Range ta chambre.”
Essaie :
“Qu’est-ce qui te bloque pour ranger ?”
Tu serais surprise de la réponse.
Et n’oublie pas : tu apprends en même temps que lui.
Et ça… c’est déjà merveilleux 💛
